La Renaissance, période à la fois de continuité et de changements
L'humanisme remplace le Moyen Age. C'est à dire les références se reportent à l'Antiquité, ses valeurs, sa façon de penser, son architecture et l'art en général.
Importance du protestantisme et concurrence entre jésuites et protestants au sujet de l'éducation. Importance de la lecture individuelle chez les protestants pour lire la bible.
Influence de différents courants d’idées qui vont préparer l’intérêt nouveau pour la pédagogie au XVIII° siècle.
C'est l'éducation de l'honnête homme, l'enseignement est plus superficiel, la culture, une explosion des arts : voir les livres L’Art de la Renaissance de Bertrand Jestaz ou L’Art italien : de la Renaissance à 1905,
La Renaissance est plus élégante qu'approfondie, il y manque la profondeur du Moyen Age.
C'est aussi l'age de l'Humanisme, l'homme prend plus d'importance en fonction de lui-même et non plus qu'en fonction de son essence divine comme cela était auparavant. Cela peut-être du au fait qu’il y eut des famines et des guerres. Dieu a été mis de coté et l’homme en tant que tel a été pris plus d'importance.
On a donc encore plus investi dans l’éducation, où on demandait à l'enfant d’avoir beaucoup de connaissances.
Il y a aussi une autre représentation du monde, car avant on pensait que la terre était plate. On arrive à la représentation copernicienne, ce qui mène à une déconcentration car c'est la terre qui tourne autour du soleil. La place de l'Homme et de l'univers se pose différemment.
Descartes répond: "Je pense donc je suis”. L'homme est son propre auteur fondateur, autorégulateur, "je suis la source de mes actes". Sujet auteur de sa propre volonté, dimension d'universalité.
Dans quelle mesure l'éducation va être créatrice de ces modifications ?
Dans quelle mesure va t-elle les insérer dans son enseignement et sa pédagogie ?
La Renaissance, ce sont aussi des écrivains pédagogues comme Erasme 1469-1536
C'est un esprit éclairé, un humaniste. Un conciliateur. Fait ses études au collège de Montaigu à Paris;
Ecrit: "L'éloge de la folie", "Les adages". En 1524: "Diatribe sur le libre arbitre" qui est un pamphlet critique. Il refuse de croire avec Luther, que le péché originel a détruit la liberté de l'homme.
Créateur de la théologie positiviste qui étudie la Révélation dans l'histoire. Il est attaché avant tout aux Pères de l'Eglise. Il ne sort pas de l'Eglise mais la critique. Il va se rapprocher de Rome au fur et à mesure que le protestantisme s'étend. Il critique les hommes d'Eglise mais non l'institution.
Ecrit "les colloques" qui sont censurés par l'Eglise, en mai 1526. Il y remet en cause les superstitions: "Nous baisons les souliers de Saints mais nous négligeons leurs livres" dit-il! "L'essence de notre religion est la paix et la concorde. On ne définit qu'un tout petit nombre de points dogmatiques, à chacun de se forger son propre jugement".
Il rappelle l'importance de l'adolescence; comme l'avait fait le concile de Trente. A cette époque on est adulte à 15 ans.
Les "Colloques" seront aussi un ouvrage d'éducation morale et religieuse. Il met en scène des situations familières avec des dialogues. Ecrit qu'il va améliorer de plus en plus et qui servira de nombreuses années dans les collèges.